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Publié le :
01/07/2009
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La France, véritable déchetterie nucléaire !

La France, véritable déchetterie nucléaire !
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© tiero - Fotolia.com
« La majorité des stocks étant composés de déchets de faible activité, on estime qu’ils ne présenteront plus aucun risque au bout de… 310 ans »

Tous les trois ans, l’Andra, le centre national de stockage des déchets radioactifs, publie son inventaire. Détail des matières et déchets radioactifs, localisation… l’outil doit permettre de mettre en œuvre une politique de gestion adaptée pour le long terme. Le troisième inventaire, publié hier (30 juin), annonce un volume de 1 153 000 m3 de déchets. Un chiffre appelé à doubler d’ici 2030…

1 121 sites de stockage. 1 153 000m3 de déchets. Le double en 2030. Des chiffres à faire pâlir les anti-nucléaire ! De quoi remplir 385 piscines olympiques, ironise Libération.
Provenant pour la plupart du secteur électronucléaire (62 %), les déchets radioactifs sont aussi issus de la recherche (17 %), de la défense (17 %), de l’industrie non électronucléaire (3 %) et du secteur médical (1 %). De dangerosité différente, ils se répartissent en cinq catégories : très faible activité (TFA), faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), faible activité à vie longue (FA-VL), moyenne activité à vie longue (MA-VL), haute activité (HA).

Ces derniers, les déchets hautement radioactifs, ne représentent qu’une part infime du volume total (0,2 %) mais en termes de radioactivité, ils détiennent la palme : 94,98 % du total. Ceux-ci, à la différence des déchets FMA-VC, mettront des centaines de milliers d’années avant de ne plus présenter de risques. Stockés avec les déchets MA-VL, issus des centrales nucléaires, ils sont conservés sur les sites de La Hague, de Marcoule et de Cadarache.

310 ans plus tard…

ET AUSSI...

Les déchets de MA-VL mettront eux plus de 31 ans pour perdre de leur radioactivité et représentent 3,6 % du volume total pour 4,98 % des rayonnements. Les FMA-VC mettront eux, moins de 31 ans pour diminuer leur taux de radioactivité par deux. La majorité des stocks étant composés de déchets de faible activité, on estime qu’ils ne présenteront plus aucun risque au bout de… 310 ans ! Stockés par l’Andra dans ses centres de l’Aube, ils constituent 68,8 % du volume.

L’Andra, dont la création a été instaurée par la loi du 30 décembre 1991 est chargée de « répertorier l’état et la localisation de tous les déchets radioactifs se trouvant sur le territoire national ». Les premiers inventaires se bornant à établir une liste des déchets existants sans proposer de perspectives d’avenir, la loi du 30 juin 2006 a imposé qu’on prenne en compte les estimations pour mieux préparer l’avenir. Cet inventaire est désormais un « outil de gestion qui permet d’assainir des situations passées et d’anticiper les besoins de stockage pour l’avenir », a résumé le président du conseil d’administration de l’Andra, François-Michel Gonnot.

Un nouveau site de stockage des déchets de faible activité à vie longue sera par ailleurs mis en service en 2019. Deux communes de l’Aube viennent d’être pré-selectionnées : Auxon et Pars-lès-Chavanges.
 

Pour accéder à l'inventaire, cliquez ici

A ne pas rater :
- Les déchets nucléaires suédois bientôt enfouis pour 100 000 ans
- Emploi : le nucléaire motive l’Education nationale
- La ruée vers l’uranium

Albane Wurtz

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dysko, 05 / 08 / 2009 - 11:02
“clobinson, pour 100 000 euro, je ne parlerai pas aussi bêtement, tu es sur le site du développement DURABLE, l'uranium il faut aller le chercher et les ressources s'épuisent, il n'y aura plus d'uranium en 2040.”
clobinson, 04 / 07 / 2009 - 14:47
“Eléments certes préoccupants, dont on peut avoir une lecture différente de celle des Verts antinucléaires. Je pense en effet que cela devrait nous conduire à augmenter nos efforts de recherche et développement vers les technologies nucléaires les moins productives de déchets et les solutions les plus adaptées de stockage de très longue durée présentant le minimum de risques (Cf. Suède), et notamment à y consacrer l'argent dilapidé dans les subventions à la construction d'éoliennes industrielles dont les effets néfastes sont immédiats, et non à long terme...”

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