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Les scientifiques ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la nocivité des téléphones portables

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- « Portant sur 13 pays et regroupant 37 scientifiques, l’enquête avait pour objectif de donner une réponse sur les probabilitésde cancer du cerveau ou de la glande parotidde que provoque le téléphone »
L’étude Interphone, tant attendue, sur les risques encourus de la téléphonie mobile ne rendra pas ses conclusions comme initialement prévu. Les experts n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur les conclusions à donner à l’étude, il faudra encore attendre plusieurs mois avant de savoir si l’on peut où non continuer à téléphoner sans compter.
10 ans à peine que la téléphonie mobile a fait son apparition. Pour les professionnels puis pour les particuliers aujourd’hui, une large majorité de la population dispose de son « portable ». Pour que tous puissent communiquer entre eux sans interruption, une centaine de milliers d’antennes relais ont vu le jour. Ondes magnétiques et manque d’informations sur le niveau de risque avéré d’une utilisation sur le long terme du téléphone mobile, les experts et les utilisateurs s’inquiètent. Alors, il faut donner une réponse, vite, avant qu’il ne soit trop tard. C’était l’objectif que c’était donné l’enquête internationale Interphone.
Interphone, une étude scientifique toujours sans accord sur les conclusions à donner depuis 1998
Portant sur 13 pays et regroupant 37 scientifiques, l’enquête avait pour objectif de donner une réponse sur les probabilités de cancer du cerveau ou de la glande parotidde que provoque le téléphone. Lancée en 1998, des milliers de données ont pu être recueillies. Chaque pays a mené une enquête cas-témoin permettant de comparer les patients atteints d’une tumeur par rapport à des « témoins » indemnes de maladie. Ces enquêtes réparties dans 13 pays tels que l’Australie, le Canada, la France, ou encore le Japon, ont réunis plusieurs milliers de cas témoins portant sur 2 600 gliomes (tumeur du cerveau), 2 300 méningiomes (cancers des méninges), 1 100 neurinomes de l’acoustique, et 400 tumeurs de la glande parotide. Les centaines de milliers de données et de chiffres n’ont pourtant pas réussi à permettre aux scientifiques de se mettre d’accord sur une conclusion commune.
Les études ne cessent de se contredire
Ces dernières années la multiplicité des études n’a pas permis de donner des résultats clairs sur l’impact du téléphone portable sur ses utilisateurs. Les grands intérêts économiques de l’industrie n’incitent pas les Etats à prendre des décisions prématurées. A défaut de connaître l’impact réel, aucune décision n’est prise.
Si l’enquête Interphone n’a pas encore fait part de ses résultats, les enquêtes nationales ont pour la plupart été publiées. Seul problème : elles se contredisent. Si en France il a été démontré que le risque de gliome n’est augmenté qu’au bout de 10 ans avec une multiplication par deux, la même enquête réalisée en Norvège, Suède, et au Royaume-Uni ne démontrent aucun risque quelques soit la durée de l’utilisation. A l’inverse, alors qu’en France il n’est pas été constaté de risques important de neurinome de l’acoustique, en revanche en France, il a été multiplié par deux !
Si les études se contredisent bien souvent, les scientifiques semblent se mettre d’accord sur les effets que la téléphonie mobile pourrait avoir au bout de plusieurs années d’utilisation, 10 ans en moyenne. Aucunes certitudes ne peuvent être données sur le long terme.
Inquiétant de ne pas avoir de réponses précises…
Alors que certains s’inquiètent peu des risques encourus face à des études majoritairement peu signifiantes, d’autres s’attachent aux études les plus alarmistes, aux plaintes de plus en plus nombreuses des riverains et prônent le principe de précaution pour éviter tout risque sanitaire.
Face à la puissance économique que représente le marché de la téléphonie mobile, les membres du gouvernement mais aussi certains grands scientifiques rejoindraient les intérêts de l’industrie. Selon l’association, Agir pour l’environnement à l’origine de la campagne « Tchermobile », « les effets sanitaires sont ignorés, la progression de la connaissance scientifique est freinée, les résultats gênants sont minimisés voire cachés ».
Lire aussi:
- Téléphones portables pour les enfants : les associations protestent
- Le Professeur Wild va inspecter l’environnement pour le CIRC
Pour aller plus loin:
La campagne "Tchermobile" d' Agir pour l'environnement
pashû dewailly christensen
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