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Publié le :
27/02/2009
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Réchauffement climatique : le projet des droits à polluer trouve déjà des contestataires aux Etats-Unis

Réchauffement climatique : le projet des droits à polluer trouve déjà des contestataires aux Etats-Unis
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« « Soyons honnêtes et appelons cela un impôt sur le gaz carbonique qui va augmenter les taxes de tous les Américains conduisant une voiture, qui travaillent ou allument la lumière », a déclare John Boehner »

De plus en plus précis dans son projet, Obama compte sur le Congrès pour mettre en place un marché fédéral de droits d’émission de gaz carbonique pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais au pays de l’oncle Sam, où le pétrole est roi, il ne fait pas bon taxer la pollution.

Des droits d’émissions pour financer la transition

Ce système de quotas dit de « Cap and Trade », comme celui fonctionnant déjà en Europe, pénalisera les plus gros pollueurs et récompensera les entreprises les plus respectueuses de l’environnement. Ces dernières, pourront ainsi revendre des droits d’émissions à celles restant sous les quotas. Obama espère ainsi générer 80 milliards de recettes par an dès 2012 des adductions de droits d’émissions de CO2, selon les calculs du Bureau du budget de la Maison Blanche.

Les recettes générées devraient être directement réinvestis pour une croissance verte. 63 milliards de ces revenus tirés de la vente de ces droits à polluer seront redistribués sous forme de réductions d’impôts aux familles, aux organismes et aux entreprises les plus fragiles afin de leur permettre d’opérer plus facilement une transition vers une économie basée sur une énergie propre.

Les 15 autres milliards devraient permettre, de financer des investissements pour assurer une transition vers des énergies propres et une indépendance énergétique chère à l’administration américaine.

Les premières réactions hier aux Etats-Unis

Ces adjudications de droits à polluer des entreprises provoquent de nombreuses réticences, du côté des républicains mais aussi des démocrates. Certains sont très préoccupés par ce projet de « marché des émissions ». « Soyons honnêtes et appelons cela un impôt sur le gaz carbonique qui va augmenter les taxes de tous les Américains conduisant une voiture, qui travaillent ou allument la lumière », a lancé John Boehner, chef de la minorité républicaine de la Chambre des représentants.

« Si un tel programme est mal conçu, il peut ajouter un lourd fardeau sur les entreprises et les consommateurs (…) et être perçu comme une augmentation des taxes » a déclaré à l’AFP Frank Maisano de la firme d’avocats Bracewell Giuliani, représentant de grandes industries de production d’énergies fossiles.

Mike Rogers, le Député républicain, et un des principaux critiques du Budget publié hier, a ajouté que ce système de « Cap and trade », serait tout simplement dévastateur pour les emplois dans le secteur manufacturier comme dans l’Etat du Michigan par exemple. Aussi, selon le député, le plan risquerait de faire augmenter le prix de l’essence, et les prix de l’électricité jusqu’à 68 %. Malgré cela, il déclare vouloir travailler avec le président, les démocrates et les républicains en vue d’ « améliorer les propositions ».

Face à eux, les entreprises vertes, elles, se réjouissent de la démarche. Le président de la société FPL Group, premier producteur d’énergie renouvelable élolienne et solaire, Monsieur Lew Hay, a déclaré hier à la presse qu’il s’agissait « d’un signe encourageant qui prouve que le président est sérieux à propos de l’adoption d’une legislation pour mettre un prix sur le dioxyde de carbone. Les déclarations du président sur les changements climatiques sont maintenant connus de tous, avec un calendrier ambitieux pour action. Le plus tôt nous pourrons mettre en place un prix sur le dioxyde de carbone, le plus tôt nous pourrons lutter contre le changement climatique et ainsi commencer la transition vers l'économie de l'énergie propre du 21e siècle ».

L’instauration d’un plafonnement contraignant de CO2 auquel s’ajoute le développement d’énergies propres, devraient permettre de ramener les émissions de gaz à effet de serre d’environ 14 % sous leur niveau de 2005 d’ici 2020 et de 83 % d’ici 2050.

pashû dewailly christensen

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