« Grâce à beaucoup de sagesse, d’énormes efforts et des larmes, nous avons réussi ». C’est avec beaucoup d’émotion que le ministre japonais de l’Environnement, Ryu Matsumoto, qui présidait les débats de la Convention sur la biodiversité, s’est félicité de l’adoption d’un accord. Certes, celui-ci n’est pas légalement contraignant mais il aura au moins eu le mérite de rallier la communauté internationale à une cause trop souvent ignorée. Et pourquoi pas, d’envoyer un signal fort aux participants au Sommet de Cancun sur le changement climatique (29 novembre-10 décembre).{encadre}
La biopiraterie, c’est fini !
Si Nagoya a donc été un succès, c’est en partie grâce...
Mots Clefs :
Nagoya, biodiversité, ONU, accord, érosion, pêche, aire protégée, écosystème, biopiraterie
2010, c’est l’Année internationale de la biodiversité. Et octobre, c’est le mois de la Conférence de Nagoya (18 au 29 octobre). Alors pour l’occasion, le ministère de l’Ecologie a développé un outil Internet simple et pratique « pour permettre aux entreprises de mesurer les impacts positifs ou négatifs de leurs activités sur la biodiversité, leurs liens de dépendance avec les services rendus par les écosystèmes ainsi que les risques et opportunités qui en découlent ».{encadre}
Lancé le 22 octobre, EBEvie est accessible par le biais d’une connexion sécurisée sur ...
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« Nous allons fournir une aide de deux milliards de dollars sur trois ans à compter de 2010 ». Comble de l’ironie, ce sont bien de fervents défenseurs de la chasse à la baleine et du fining (barbarie qui consiste à couper les ailerons des requins et à les relâcher en mer les laissant sombrer et s’asphyxier) qui ont débloqué les négociations.{encadre}
Les Japonais, par la voix de leur Premier ministre, Naoto Kan, ont donc assuré les pays en développement, qui abritent une très riche biodiversité, de leur soutien financier. Avec l’espoir non dissimulé de débloquer les négociations et de faire, de ce Sommet qu’ils abritent, un succès (relatif) comparé à l’échec de Copenhague. Ambition sous-jacente qui ne semble pas avoir...
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La biopiraterie : sous ce nom aux douces sonorités se cache en fait le pillage pur et simple des recettes ancestrales. Toutes les formules brevetées dont s’inspirent toutes les marques santé-beauté (des cosmétiques aux tisanes en passant par les gels douche) sont en réalité des remèdes hérités du plus profond des âges. Mises au point, utilisées et révélées par des communautés primitives, ces techniques ancestrales font aujourd’hui l’objet d’une appropriation scandaleuse par les grandes firmes internationales. Qui, à grands renforts de brevets, mettent la main sur un trésor inestimable offert par la nature et magnifié par les autochtones, à mille lieues de toute considération économique. La Convention sur la biodiversité, signée en 1992 à Rio, tentait de...
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La pêche de plaisance en mer, c’est 2,5 millions d’adeptes qui prélèvent près de 30 000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés chaque année ! Certes, on est loin des 550 000 tonnes atteintes par les professionnels, mais la quantité est déjà énorme, et non sans impact sur la biodiversité et les stocks. D’autant que certaines espèces, comme le bar, le lieu jaune ou la daurade, sont autant chassées par les pêcheurs de métier que par les plaisanciers ! Sans compter que les amateurs, par méconnaissance, pêchent souvent des spécimens encore trop jeunes. Et que les activités de braconnage (non chiffré) et de revente au marché noir sont monnaie courante...
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Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para). Ce projet d’un montant de plus de 11 milliards de dollars devrait apporter une réponse efficace aux besoins en électricité du Brésil mais préoccupe les écologistes et les 20 000 à 30 000 Indigènes qui devront être déplacés. Ce barrage conduirait à l’inondation de 500 km² de forêt.{encadre}
Aux inquiétudes concernant l’environnement et la situation des Indigènes, le gouvernement répond que les 30 millions d’euros investis dans des études environnementales sont une garantie fiable. Le Brésil prévoit de construire le...
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