Les autorités nippones l’ont annoncé en fin de semaine dernière : L’« arrêt à froid » des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, fortement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, a été mené à bien. En clair, grâce aux systèmes de refroidissement mis en place ces derniers mois et à la couverture du réacteur n°1, les cuves affichent des températures inférieures à 100 °C et le niveau de radiation dégagé correspond à la limite normalement autorisée.{encadre}
Le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl (1986) est donc aujourd’hui terminé. Toutefois, il ne s’agit que d’une nouvelle étape franchie dans le règlement d’une crise majeure...
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Fukushima, Japon, accident nucléaire, décontamination, démantèlement de centrales, radioactivité
La catastrophe de Fukushima était-elle prévisible ? La réponse est oui, sans aucun doute, malgré ce qu’ont plusieurs fois affirmé les autorités nippones : un responsable de l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle vient en effet de déclarer à la presse que Tepco, l’opérateur de la centrale, était au courant du risque. Selon ses calculs, la probabilité qu’un tsunami dépasse le niveau initialement pris en compte pour construire le site, à savoir moins de 6 mètres, était réelle.{encadre}
Et le pire, c’est que ces estimations ont été présentées à l’agence le 7 mars… Or le raz-de-marée géant a frappé Fukushima le 11 ! Tepco avait été prié d’agir le plus vite...
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11 mars, au Japon : un séisme de magnitude 9 provoque un tsunami qui frappe la centrale de Fukushima. S’ensuit l’une des pires catastrophes nucléaires de l’histoire : explosions d’hydrogène, risque de criticité, émissions de radioactivité... Le monde découvre alors les dangers de l’atome. L’Europe aussi : les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE réunis à Bruxelles décident dès le 25 mars de soumettre les 146 réacteurs du continent à des tests de sécurité complets (appelés « stress tests », en référence aux épreuves de résistance auxquelles doivent se soumettre les banques). Bon début…{encadre}
Des dates viennent d’être fixées : lancement en juin et résultats en décemb...
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Le 26 avril 1986, à 1h23, le réacteur n°4 de la centrale ukrainienne Lénine explose, provoquant le premier accident nucléaire civil de niveau maximal sur l’échelle Ines (Echelle internationale des événements nucléaires). L’explosion est d’origine humaine : les opérateurs de la centrale mènent une procédure de test sans suivre les mesures de sécurité habituelles. Une succession d’erreurs s’opère : le système demande l’arrêt d’urgence à 1h19 mais les techniciens bloquent les signaux et décident de poursuivre leur expérience. La température du cœur s’élève alors anormalement et celui-ci rentre en fusion. Il s'ensuit plusieurs explosions dues à des réactions chimiques. En quelques secondes, la réaction nucléaire en...
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L'Agence japonaise de sûreté nucléaire a élevé mardi 12 avril l’accident de Fukushima Daiichi au niveau 7 de l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (Ines), le plaçant au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine, 1986). Les autorités nippones l’avaient évalué jusqu’alors à 5, tandis que l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) l’avait déjà relevé au niveau 6.
Le niveau 7, le plus élevé de l’échelle Ines, correspond à un « rejet majeur », avec ...
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