Insolite
Ronronthérapie : se soigner par les chats
Contre le stress, l’anxiété, l’insomnie, et peut-être même pour accélérer la cicatrisation des tissus, la ronronthérapie a fait son chemin. Loufoque il y a un demi-siècle, l’idée de se soigner par le ronronnement du chat compte aujourd’hui ses adeptes.
| Avez-vous déjà entendu parler de la ronronthérapie ? | Crédit photo : © Renee Jansoa - Fotolia.com |
On n’en a pas encore percé tous les mystères. Ni trouvé pourquoi, ou comment. Vibrations du larynx, du diaphragme ou rétrécissement d’une veine provoquant des remous sanguins : comme la plupart de ses cousins félins (lion, panthère, tigre…), le chat ronronne. Heureux ou terrifié, il émet des fréquences sonores basses : ces sons que les musiciens utilisent pour susciter l’émotion. Et si les ronronnements soignaient ?
La question de la « ronronthérapie » (car c’est ainsi qu’il faut l’appeler) est sérieusement posée pour la première fois dans les années 1950, par des chercheurs américains. De prime abord et pour quelques temps, elle paraît évidemment des plus saugrenues. Mais à défaut de convaincre, elle intrigue. Bientôt, les études sur le sujet se multiplient. Et, à l’usage, se révèlent les vertus thérapeutiques de l’animal préféré des Français (un pour sept habitants dans l’Hexagone, soit neuf millions de chats).
Des effets psychiques… et physiques
L’apaisement, la sérénité, le réconfort que procurent les ronrons sont décrits par tous les possesseurs de chats. C’est d’ailleurs l’effet psychologique qui, le premier, est apparu aux chercheurs. L’hypothèse de la fabrication hormonale (la sérotonine) dans le cerveau est l’hypothèse privilégiée. Ses effets : anti-stress, anti-anxiété, favorisant l’endormissement. On admet même que la ronronthérapie limite l’hypertension et ralentit le rythme cardiaque (et du même coup diminue les risques d’infarctus).
Mais les ronrons de matou auraient d’autres effets bénéfiques sur notre santé. D’après certaines études, notamment menées par Animal Voice, une société de protection des animaux, le chat aurait aussi un pouvoir anabolisant. Testée pour consolider une fracture ou soulager l’arthrose, la ronronthérapie a coïncidé avec une cicatrisation plus rapide et une formation accrue de tissus.
CD, bijou, troquet
Que les allergiques aux boules de poils se rassurent : pas besoin de posséder un chat pour profiter de ses bienfaits. Avec l’accréditation de cette thèse, les ersatz de ronrons prolifèrent. Des enregistrements sont ainsi vendus (parfois mixées avec de la grande musique !), tandis qu’un bracelet est capable d’émettre des fréquences basses similaires à celle du chat. Au Japon, les « bars à chats » fleurissent même à tous les coins de rue : on peut s’y détendre, par exemple après le travail, un verre à la main et un chat sur les genoux !
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