Insolite
JO de Londres 2012 : les Jeux les plus « développement durable » de l’histoire ?
Les organisateurs des JO de Londres 2012 ont une ambition : préparer « les Jeux les plus orientés vers le développement durable à ce jour ». Mais les grandes manifestations, sportive ou autre, promettent aujourd’hui quasiment toutes de réduire leur impact environnemental. Alors qu’en est-il pour celle-ci ? Opération de communication ou véritable initiative éco-responsable ? Voyons cela en détails…
| Les infrastructures des Jeux Olympiques de Londres 2012 sont censées être éco-conçues | Crédit photo : © london2012.com |
Les Britanniques veulent faire des JO d’été de Londres 2012 des Jeux durables. Ils n’ont d’ailleurs pas vraiment le choix : le respect de l’environnement est en effet depuis 2004 le troisième pilier de l’olympisme, juste après le sport et la culture. Le Comité internationale olympique (CIO) a d’ailleurs sélectionné la capitale anglaise notamment pour les engagements écologiques contenus dans son dossier. Mais quels sont-ils ?
Le plan « Towards a One Planet 2012 »
Pour organiser des Jeux « verts », Londres a un plan développement durable : « Towards a One Planet 2012 ». Basé sur le concept du WWF « One Planet Living » (initiative réunissant gouvernements, entreprises et particuliers, et proposant des solutions qui permettent de vivre dans les limites naturelles de notre planète), il se concentre sur cinq domaines : le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre…), les déchets (diminution, recyclage…), la biodiversité (limitation de l’impact des Jeux sur les milieux naturels, reconversion des sites favorable à la faune et la flore…), l’intégration (accès pour tous aux manifestations, développement de l’emploi…), et la vie saine (essor de la pratique du sport…).
Des constructions responsables
Plus concrètement, Londres 2012 s’est par exemple doté d’un « Code des pratiques de construction » que chaque entrepreneur doit respecter lors de l’édification des sites olympiques. Celui-ci contient notamment des règles en matière de réduction des nuisances pour les populations alentours (bruit, poussière…), de respect des heures de travail, et de protection de la faune : « Nous avons déplacé des tritons, des crapauds et des hirondelles de rivages vers de nouveaux habitats afin qu’ils ne soient pas affectés par la construction, et ils seront réintroduits dans cette zone après l’achèvement des travaux », est-il indiqué sur le site des JO londonien.
Un parc olympique « verts »
Autre exemple concret de développement durable : l’implantation du parc olympique à l’Est de Londres sur d’anciens sites industriels pollués et abandonnés. Une réhabilitation qui permettra à la ville de disposer d’un nouvel espace vert. 2 000 arbres y seront plantés, ainsi que plus de 300 000 végétaux de zones humides. Le parc sera par ailleurs accessible aux handicapés, équipé d’une station de pompage pour les eaux de pluie et d’une centrale utilisant la biomasse. Et après les JO, il a l’intention de devenir une réserve pour les espèces rares.
Un stade, un village, et une flamme olympiques écolos
Le stade olympique, lui, est éco-conçu : structure élaborée à 75 % avec des matériaux légers, béton à faible densité carbonique, utilisation de polymère recyclable et de chanvre… Et il sera démantelé à l’issue des Jeux. Le village olympique sera pour sa part transformé, après avoir accueilli les athlètes, en 2 800 logements (1 379 seront à loyer modéré). Quant à la flamme olympique, elle n’est pas en reste : il est annoncé que le combustible employé sera moins polluant que la paraffine.
Des Jeux théoriquement propres…
On est loin des Jeux d’Atlanta de 1996, pendant lesquels les organisateurs n’hésitèrent pas à expulser tous les SDF des sites olympiques. Ou encore des Jeux de Nagano de 1998, dans lesquels le départ de la descente masculine de ski alpin fut implanté en plein milieu d’un parc naturel. Le développement durable a désormais sa place aux JO, et le projet londonien est prometteur.
Cependant, et ce même si Londres se vante d’être « la première ville d’accueil des Jeux d’été à inclure un concept de développement durable dès le début de sa planification », il faudra tout de même attendre la fin de l’événement pour se prononcer sérieusement. On se rappelle en effet tous des Jeux de Pékin de 2008, qui ne furent pas franchement exemplaires en termes d’impacts environnementaux et sociétaux (malgré les promesses). La « Commission pour des Jeux durables à Londres 2012 », organisme indépendant créé pour faire respecter les engagements et rendre compte au public, sera certainement d’une aide précieuse…
Site Web des Jeux Olympique d’été de Londres 2012 : www.london2012.com/fr/
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- ritonard, 26 / 08 / 2011 - 18:12
- “La chose la plus "dev dur" ce serait déjà d'organiser des JO en Afrique.”
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