Politique
Réchauffement climatique : le point sur la Conférence de Copenhague
La Conférence de Copenhague, qui doit déboucher sur un accord international de lutte contre le réchauffement climatique, s’ouvre lundi (7 décembre, pour finir le 19 décembre). Developpementdurable.com a donc décidé de faire un état des lieux sur les engagements et les positions de chacun. Les négociations s’annoncent tendues…
| « La Petite Sirène » est une statue installée sur un rocher dans le port de Copenhague qui représente le personnage du conte éponyme de Hans Christian Andersen. Elle est le symbole de la capitale danoise | Crédit photo : © Nicolas PAULIN - Fotolia.com |
La Conférence des Nations unies sur le climat (COP 15), organisée à Copenhague (capitale du Danemark), a la vocation de sauver la planète de la menace du réchauffement climatique, engendré par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Un nouvel accord international doit être conclu pour remplacer le Protocole de Kyoto signé en 1997 (entré en vigueur en 2005) et qui expire en 2012. Ce dernier, dont l’objectif était une réduction mondiale des dégagements gazeux d’au moins 5 % par rapport à 1990 (ce qui n’est pas encore atteint), ne concernait que 38 pays industrialisés.
Le nouveau traité, lui, devra enrôler l’ensemble des grands pollueurs (et pas seulement les Etats qui ont une responsabilité historique dans le réchauffement), dont la Chine, l’Inde, et les Etats-Unis, qui refusèrent à l’époque de ratifier Kyoto. A l’heure actuelle, les négociations s’annoncent difficiles : les pays émergents rechignent en effet à se voir imposer des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre et réclament des aides financières au Nord pour adapter leur économie. Ainsi, selon l’ONU, Copenhague pourrait n’aboutir qu’à un accord politique (plus de 65 chefs d’Etats seront présents), les tractations sur les modalités techniques et juridiques se poursuivant en 2010.
Selon la communauté scientifique, pour éviter un réchauffement de la planète de 2°C qui serait un « point de non-retour » (montée des eaux, sécheresse, multiplication des catastrophes naturelles, exode climatique,…), une baisse globale des émissions de 25 à 40 % à l’horizon 2020 est nécessaire (depuis 1990, elles auraient augmenté de 38 %). Or pour l’instant, l’ONU estime que le compte n’y est pas : seulement 10 à 18 %. « Chacun arrive avec son angoisse ou son inquiétude, les pays industrialisés avec leur compétitivité, les pays émergents, avec leur croissance et les pays vulnérables sont parfaitement démunis dans cette situation », a justement résumé Jean-Louis Borloo dans son discours devant l’Assemblée nationale.
A chacun ses objectifs…
Union européenne : les 27, troisièmes pollueurs mondiaux, se sont fixés au travers de leur Paquet climat-énergie 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990. En cas d’accord à Copenhague, l’objectif serait rehaussé à 30 %.
Etats-Unis : Barack Obama s’est engagé sur - 17 % d’ici 2020, sur - 30 % d’ici 2025, et sur - 42 % d’ici 2030. Problème : l’année de référence choisie par le président américain est 2005. Rapporté à 1990, l’objectif n’est plus que de 4 % pour 2020 et d’environ 20-25 % pour 2030. Le pays est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre par habitant de la planète, et le second en termes d’émissions globales.
Canada : Ottawa a un objectif de réduction de 20 % d’ici 2020… par rapport à 2006. Ramené à 1990, il ne s’agit que de 3 %.
Japon : l’Etat nippon a longtemps refusé de faire des efforts dans le combat climatique. Mais depuis l’arrivée du nouveau Premier ministre, Yukio Hatoyama, l’archipel promet - 25 % à l’horizon 2020 par rapport à 1990.
Australie : le Sénat australien vient de refuser pour la deuxième fois en trois mois le plan climat du gouvernement prévoyant entre - 5 et - 25 % en 2020 par rapport à 2000.
Russie : une baisse de 25 % en 2020 par rapport à 1990 ! Mais attention : étant donné la diminution considérable déjà enregistrée après les nombreuses fermetures d’usines lors de la chute de l’URSS, l’objectif n’est pas vraiment ambitieux.
Chine : Pékin n’a pas accepté de donner d’engagement en valeur absolue. Seulement un objectif de baisse de l’intensité carbone (quantité de CO2 par unité de PIB) : 40 à 45 % d’ici 2020 par rapport à 2005. Autrement dit, le premier pollueur du monde continuera à augmenter ses émissions, mais dans une moindre mesure.
Inde : à l’instar de la Chine, le quatrième pollueur de la planète vient d’annoncer une réduction de 24 % de son intensité carbone d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005. Cet engagement est très difficile à mesurer puisqu’il dépend de la croissance du pays dans les années à venir.
Brésil : Brasilia a annoncé une réduction de 36 à 39 % d’ici 2020… à une condition : que les mesures prises contre la déforestation soient prises en compte dans ces objectifs.
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- mafate05, 04 / 12 / 2009 - 22:52
- “bonsoir
les etats unis d'amerique que l'on croyait timide en matiere de reduction de gaz a effet de serre viennent de faire un effort sans précedent en envoyant 300000 soldats de plus en afganistant il faudra faire un effort en europe si on veut être a la hauteur nous francais par exemple en envoyant 10000 soldats qui pourraiebnt contribuer par leur seule présence a la baisse du co2”
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