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Publié le :
03/12/2009
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Bilan carbone : banques et assurances, bonnets d’ânes !

WWF et l’agence de notation Vigeo se sont unis pour étudier l’impact environnemental des grandes entreprises françaises. Si les Etats ont une grande responsabilité dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, le secteur économique doit lui aussi faire preuve d’ambition. Et ce ne sont pas forcément les secteurs pétrolier ou de l’aviation qui polluent le plus…

Bilan carbone : banques et assurances, bonnets d’ânes !
Le bilan carbone des banques est fortement plombé par le financement de projets fossiles à l'étrangerCrédit photo : © DamirK - Fotolia.com.jpg

La réduction des émissions de gaz à effet de serre d’un pays doit être résultat d’une synergie, d’une mobilisation collective. Aux Etats d’impulser les politiques adéquates, aux entreprises d’adapter leur mode de gestion et de production et aux particuliers de modifier leurs comportements quotidiens. « Les acteurs économiques sont de puissants leviers de changement, pour réduire les impacts environnementaux de leurs activités mais aussi orienter les consommateurs vers des modes de consommation plus responsables à travers l’offre de produits ou de services », a expliqué Serge Orru.

ET AUSSI...

Dix secteurs d’activités ont donc été étudiés à la loupe du WWF et de Vigeo : pétrole et gaz, électricité, automobile, aviation, chimie, matériaux de construction, mines et métaux, BTP et promoteurs fonciers, banques et assurances, grande distribution et agro-alimentaire. Et les plus pollueurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit !

Un calcul global

Pourtant, nombre d’entreprises publient leur bilan carbone. Et on est en droit de penser que le secteur pétrolier devrait détenir la palme. Que nenni ! Selon l’étude menée conjointement par Vigeo et le WWF, les méthodes de calcul du bilan carbone sont aussi relatives que l’intérêt de Total pour la préservation des sables canadiens ! Cette étude insiste donc sur le « périmètre 3 », très rarement pris en compte par les entreprises. Il consigne autant les émissions de l’activité en amont (fournisseurs) qu’en aval (consommateurs), sans oublier les émissions de l’activité même de l’entreprise. L’impact global et non plus l’impact ciblé. Ce périmètre a une telle importance qu’il relègue le secteur pétrole/gaz au troisième rang. « Cette approche permet de dépasser les limites de la comptabilité nationale du CO2 des grandes entreprises », insiste Fouad Benseddick, de chez Vigeo.

Financement de projets fossiles

La palme des émissions de gaz à effet de serre revient donc au secteur de la banque et des assurances. Avec 3 680 millions de tonnes équivalent CO2, le bilan carbone des banques et des assurances est pitoyable. Pourtant, leurs émissions directes (bâtiments, flotte…) ne comptent que pour 1 % de leur bilan total. Les investissements dans des projets fossiles plombent le tout. Financement de centrales à charbon à l’étranger, prêts aux particuliers pour des véhicules… les banques ne pratiquent pas toutes les services et prêts « verts ». D’ailleurs, comme le rappelle Vigeo, moins de 30 % des banques développent ce type d’offres.

Distribuer, c’est polluer !

Autre secteur qui pèse lourd en termes d’émissions de CO2 : la grande distribution. Elle fait en effet payer un lourd tribut à la planète en proposant des produits issus d’une agriculture ultra-productiviste et très polluante. Le rapport expose aussi les leviers d’action disponibles pour enrayer le phénomène et réduire ses émissions. La grande distribution doit donc réclamer plus de rigueur auprès de ses fournisseurs, que ce soit pour l’élevage ou le transport, mais aussi inciter ses clients à plus d’éthique. Un étiquetage carbone ainsi que la vente de produits exclusivement de saison peuvent constituer un premier panel d’actions de réduction d’émissions.

Non seulement le rapport conjoint du WWF et de Vigeo établit un bilan carbone global des secteurs d’activités, mais il ne se contente pas de pointer du doigt les coupables ou de louer les initiatives heureuses. Il expose également des pistes de réflexion ainsi que des leviers d’action, pour que tous se sentent investis de cette mission internationale qu’est la sauvegarde du climat. Une prochaine étude sur le bilan carbone de certaines grandes entreprises devrait être publiée dans quelques mois.

Pour consulter le rapport : www.vigeo.com/csr-rating-agency/images/PDF/Publications/etude-climat-Vigeo-WWF.pdf

Albane Wurtz
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langevindu49, 07 / 12 / 2009 - 16:45
“Je connais une société qui travaille sur les risques naturels, les plans communaux de sauvegarde, les bilans carbone etc. avec des outils de cartographie géostatistique :
http://www.atmoexpert.com”

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