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Publiée le :
24/08/2009
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Jean-Louis Borloo se lance dans la lutte contre la surpopulation des sangliers

Jean-Louis Borloo se lance dans la lutte contre la surpopulation des sangliers
Le nombre de sangliers a décuplé au cours des trente dernières années, (Office national de la chasse et de la faune sauvage)Crédit photo : © NICOLAS LARENTO - Fotolia.com

Fin juillet, les préfets de départements ont reçu une circulaire envoyée par Jean-Louis Borloo concernant la surpopulation des sangliers. Le ministre de l’Ecologie les invitait à renforcer « l'effort de régulation ». Ce dernier vient de lancer une grande mobilisation vis-à-vis de ce problème à l'origine d'importants dommages dans les cultures. Le nombre grandissant de ces animaux représente aussi un défi en matière de sécurité routière.

ET AUSSI...

La circulaire demande aux préfets de faire un point précis de la situation sur le terrain. Jean-Louis Borloo souhaite qu’ils réalisent un état des lieux afin de trouver des solutions aux nombreux problèmes causés par la multiplication des sangliers : collisions avec des automobiles, présence croissante en zones urbaines et aspects sanitaires. En effets, les sangliers peuvent être porteurs de maladies qu’ils transmettent aux animaux d’élevage.

Pour le ministre de l’Ecologie, cette circulaire est « une sorte de programme de mobilisation sur cette question sur laquelle il y a des enjeux croissants, tant pour les exploitations agricoles que pour la sécurité de la circulation automobile ».

Le nombre de sangliers aurait décuplé au cours des trente dernières années, selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Leur population est estimée à plus d'un million d'animaux. Soit le double des prélèvements annuels effectués par les chasseurs. Sur la période 2007-2008, 522 174 animaux ont été abattus. Cette espèce est à l'origine de 60% des accidents de la route impliquant des animaux.
 

Hélène Toutchkov
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vinvac, 27 / 08 / 2009 - 11:43
“En réponse à l'éminent écologue que semble ou prétend être Greghan, je m'étonne que sa vision du développement d'une espèce soit limitée à son taux de natalité - certes élevé dans le cas du sanglier - mais qu'il ou elle ignore l'existence d'un certain nombre de facteurs dits limitants, qui font que Sus scrofa n'a pas envahi la planète en lieu et place d'Homo sapiens: nourriture, climat, météo, territoire, maladies, compétition intra ou inter spécifique, etc, certains de ces facteurs ayant d'ailleurs dans certains cas une influence sur la natalité. En clair: si les sangliers n'ont pas à manger, ils meurent; s'ils ont plus de difficultés à trouver à manger (par ex barrières), ils mangent moins, sont moins résistants au froid, aux maladies, et leur nombre diminue; si la nourriture est abondante (à ce propos merci pour les "cultures à gibiers" prétendues nécessaires mais qui ne font qu'amplifier le problème à résoudre) et que les autres facteurs sont moins limitants, alors moins de sangliers meurent et leur nombre augmente.
Si cela est de l'angélisme, alors je suis curieux de connaître la définition qu'a Greghan de l'angélisme. Je n'y vois personnellement que la dure loi de la survie et de la sélection dans la nature, vision nettement plus proche du darwinisme que de l'angélisme...

En outre, ce n'est pas parce que le développement des sangliers est (ou serait) multifactoriel qu'il ne faut pas s'attaquer au principal facteur de ce développement, qui est depuis une trentaine d'année l'abondance de nourriture cultivée par l'homme, principalement le maïs (selon un rapport d'experts remis au gouvernement en 2004, je n'invente rien).
Dès lors, restreindre l'accès facile des sangliers à la nourriture par des barrières là où c'est nécessaire (et non partout, comme Greghan l'écrit en transformant mes propos !), ce n'est pas une utopie mais le simple bon sens d'attaquer le problème à sa source d'une manière durable. L'utopie, c'est de croire que l'on pourra continuer longtemps à abattre chaque année 500 000 sangliers (pour un coût immensément supérieur à celui des barrières, puisqu'il faut reproduire l'effort de chasse chaque année). L'utopie incantatoire, c'est de ne pas voir le tonneau des Danaïdes que représente la régulation des sangliers par la chasse. Les barrières, c'est techniquement faisable (et d'ailleurs déjà fait par endroits) et ce n'est qu'une question de volonté d'aller vers une gestion modernisée de notre environnement, débarrassée des vieux réflexes typiquement français qui font du chasseur l'acteur envahissant de nos campagnes et de la France la risée d'un monde qui s'étonne que nous ayons besoin de "tirer sur tout ce qui bouge".”
Greghan, 26 / 08 / 2009 - 10:57
“En réponse à Vinvac, manifestement plus écologiste qu'écologue : si le développement des populations de sangliers était monofactoriel, la question aurait été résolue depuis longtemps ; la stratégie de la "vie" animale comme végétale d'ailleurs, est la conquête, la domination - souvent par le nombre -, l'occupation de niches vides, etc., n'en déplaise à votre angélisme.
Et le sus scrofa, comme tous les suidés, est un omnivore extrêmement rustique, resistante et adaptable : que vous le vouliez ou non l'espèce se développe et s'accroît de 100% à 150% par an en situation "normale"... et il y a belle lurette que nous ne sommes plus en situation "normale" !
Clôturer l'ensemble des parcelles de maïs en France est une douce utopie ici purement incantatoire. Réflechissez au-delà de l'échelle de votre quartier, ayez quelques notions "d'ordres de grandeurs" !
En outre, la clôture électrique est un élément de prévention parmi d'autres qui cependant ne fait que décaler la problématique : les animaux doivent se nourrir, que vous le vouliez ou non (d'où la nécessité par exemple d'implanter régulièrement des "cultures à gibiers" appétentes à proximité de parcelles clôturées ciblées).
Quant à la chasse et à l'agriculture responsables de tous les maux et tous les tracas des urbains : c'est bien, vous récitez bien votre manifeste.
Je suis surpris que vous ne recommandiez pas un contôle des naissances chez les laies par pilule contraceptive (aie ! il faudrait alors la leur faire ingérer par la nourriture...) ; hé oui, il faut faire quelque chose là ! les laies mettent bas en moyenne 5 à 6 marcassins (10 max.), et peuvent avoir jusqu'à 3 portées en 2 ans !
Qu'est-ce que ça va être quand les animaux seront durablement implantés en ville : là on va vous entendre !
Et ce n'est pas de la fiction, regardez ce qui se passe à Berlin ou plus proche de chez nous, au Parc de la Tête d'Or à Lyon !”

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