Environnement

Publié le :
29/01/2009
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Accident d'avion causé par des oiseaux à New York : le MEEDDAT fait le point en France

Accident d'avion causé par des oiseaux à New York : le MEEDDAT fait le point en France
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« Chaque année, 800 collisions avec des animaux sont enregistrées par l’aviation civile française »

On se souvient tous du spectaculaire amerrissage de l’A320 de la compagnie US Airways dans l’Hudson à New York le 15 janvier dernier. Un crash causé par la collision d’un réacteur avec des oiseaux. Mais qu’en est-il en France ? Un tel accident peut-il se produire sur nos aéroports ? Le ministère de l’Ecologie a profité de l’occasion pour faire le point.

Le péril animalier est réel sur les aéroports français. La preuve : chaque année, 800 rencontres d’animaux sont enregistrées par l’aviation civile (Dans la grande majorité des cas, il s’agit de collisions avec des oiseaux, mais il peut également s’agir de chiens, chevreuils, sangliers, ou lapins). Environ 15 % sont considérés comme « sérieuses », ce qui signifie que ces accidents donnent lieu à des retards et des dommages plus ou moins importants pour la cellule et les réacteurs des appareils.

A ce propos, il y a d’abord les dégâts dits « à l’exploitation » : retard suite à une accélération-arrêt, demi-tour, boroscopie des moteurs, réparation. Ensuite, on recense les dommages matériels : de la simple déformation du bord d’attaque de l’aile à la destruction partielle ou totale du réacteur (les parties des avions les plus touchées sont avant tout les moteurs, puis la partie avant, et enfin les ailes). Quant aux collisions, 55 % se produisent pendant les phases d’atterrissage et de décollage, à une hauteur inférieur à 50 pieds (environ 15 mètres). Et les incidents sérieux sont deux fois plus nombreux au décollage qu’à l’atterrissage.

Mesures de prévention

Pour limiter ces risques, la réglementation oblige une prise en compte du danger dans la conception des aéronefs. Les ingénieurs étudient alors la masse des oiseaux et l’énergie cinétique due à la vitesse de l’avion. La phase d’essai permet ensuite d’octroyer une certification pour la production. Et les aérodromes d’intérêts nationaux aussi sont soumis à la réglementation depuis juillet 1989. Ils doivent faire l’objet d’études spécifiques et se doter d’un service de prévention du risque aviaire chargé de mettre en œuvre les méthodes d’effarouchement.

Pour faire fuir les oiseaux, des stimuli visuels et acoustiques sont utilisés. Les moyens mobiles sont : la diffusion de cris de détresse spécifiques à partir de moyens embarqués à bord de véhicule, les tirs sélectifs d’espèces autorisées par un préfet, les tirs de fusées crépitantes ou détonantes, ou encore les torches laser portables. Il existe aussi les moyens fixes : émission de cris de détresse télécommandés à partir d’appareils placés près des pistes, et lasers automatique qui balaient la zone, particulièrement efficaces pour les oiseaux de nuit et en cas de faible luminosité.

Il faut également définir les causes de la présence de volatiles aux abords des pistes, souvent due à un attrait particulier. Par exemple, les mares doivent être asséchées ou recouvertes de filets. De la même façon, l’ouverture de décharges publiques est réglementée dans les environs des aéroports.


La Direction générale de l’aviation civile (DGAC)

C’est une administration du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, qui est garante de la sécurité et de la sûreté du trafic aérien français. Prestataire de services des compagnies aériennes, elle assure la gestion de la circulation, élabore et fait appliquer la réglementation des aéroports. Elle veille au respect du droit des passagers ainsi qu’au développement du territoire. La DGAC soutient aussi la R&D des grands programmes aéronautiques, et cherche à concourir aux diminutions des diverses pollutions générées par l’aviation civile.


Pour en savoir plus :

Dossier de la DGAC sur le péril animalier


Lire aussi :
- Toulouse-Blagnac : bilan développement durable de 2008
- Roissy publie sa Charte du développement durable
- Greenpeace accède à la propriété pour préserver l'environnement
- Le projet de la troisième piste d’Heathrow suspendu
- Le développement durable se sent pousser des ailes
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Yann Cohignac

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