Environnement

Publié le :
14/02/2012

Une association veut protéger l’environnement des conflits armés

Selon The Earth Organization (TEO), la faune et la flore ne doivent plus être les victimes silencieuses de la guerre. C’est pourquoi l’association environnementaliste lance une pétition pour que la protection des animaux captifs soit assurée lors des conflits. Elle souhaite également que la pollution puisse être considérée comme un crime de guerre.

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Les animaux des zoos sont particulièrement vulnérables en cas de guerreCrédit photo : © Dmitry Vereshchagin - Fotolia.com

La gravité des conflits armés relègue inéluctablement la préservation de la nature, pourtant malmenée, au second plan… Un constat inacceptable pour l’association écologiste The Earth Organization, fermement décidée à faire valoir les droits de la biodiversité quand l’Homme devient fou. « La faune et la flore doivent être protégées en temps de guerre. Mettre en péril la nature, ça se répercute sur les populations et les écosystèmes et pour longtemps », explique Noëlle Sagout, présidente de TEO France. Une pétition est donc lancée pour mobiliser les Nations unies.

ET AUSSI...

Sauver les animaux captifs

Dans un pays en guerre, les animaux des zoos se retrouvent totalement livrés à eux-mêmes, et condamnés. L’année dernière, en Lybie, ceux du parc de Tripoli sont par exemple restés plusieurs semaines sans nourriture ni soin, les employés ayant fui les combats. Heureusement, plusieurs associations, dont la fondation 30 Millions d’Amis, sont intervenues (la même situation s’était produite avec le zoo de Bagdad, et c’est alors TEO qui avait fait le déplacement). Mais ce n’est pas toujours le cas… Alors la pétition de TEO réclame une loi internationale pour que tous les animaux captifs de la planète soient protégés.

Un nouveau crime de guerre

« Nous souhaitons aussi la possibilité d’inculper de crime de guerre les personnes qui portent atteinte à l’environnement », indique Mme Sagout. L’idée, c’est de renforcer les Conventions de Genève en la matière, qui se limitent simplement à interdire les « méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer, ou dont on peut attendre qu’ils causeront, des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel ».

50 000 signatures doivent être récoltées avant de saisir l’ONU. Si vous souhaitez en savoir plus, voire signer la pétition, rendez-vous sur www.wildlifeinwarzones.com. Cette action n’est pas une fantaisie : les Nations unies ont déjà fait du 6 novembre la Journée Internationale pour la préservation de l'environnement en temps de guerre, preuve que le thème préoccupe au plus haut niveau.

Yann Cohignac
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