Environnement

Publié le :
05/12/2011

La maladie du sommeil vouée à se répandre avec le réchauffement climatique

Le réchauffement va provoquer, et provoque déjà, événements climatiques extrêmes, fonte des glaces, ou encore montée du niveau de la mer. Mais il y a une autre conséquence du changement de température à la surface du globe que l’on oublie trop souvent : l’expansion de certaines maladies. Parmi elles : la trypanosomiase africaine, plus couramment appelée maladie du sommeil.

?> La maladie du sommeil vouée à se répandre avec le réchauffement climatique
La mouche tsé-tsé (ou glossine) est le vecteur de la maladie du sommeilCrédit photo : © franz massard - Fotolia.com

Le nombre de personnes nouvellement infectées par la maladie du sommeil a reculé ces dernières années : moins de 70 000 cas sont recensés par an. Un phénomène pourrait toutefois inverser la tendance : le réchauffement climatique. Les recherches des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (la principale agence gouvernementale américaine en matière de protection de la santé publique) on en effet révélé que certaines régions tempérées pourraient bientôt devenir des zones à risque de contamination, en raison d’une hausse des températures.

ET AUSSI...

Ainsi, d’ici 2090, ce ne serait plus, comme aujourd’hui, environ 60 millions d’individus qui seraient exposés à l’infection, mais entre 106 et 137 ! Voire peut-être plus : ce rapport ne tient pas compte de la démographie, or la maladie du sommeil est présente en Afrique subsaharienne, une zone qui connait une importante et perpétuelle augmentation de sa population (la seul Afrique de l’Ouest devrait passer de 240 millions d’habitants actuellement à 617 millions en 2050).

La maladie du sommeil, c’est quoi ?

La trypanosomiase africaine, maladie parasitaire, est essentiellement transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé (ou glossine). Elle affecte humains (« Trypanosoma brucei gambiense » en Afrique occidentale et centrale, et « Trypanosoma brucei rhodesiense » en Afrique orientale et méridionale) et animaux (« Nagana ») dans 36 pays africains.

Ses symptômes : fièvre, maux de tête et douleurs articulaires pendant des mois, voire des années. Un chancre ou des ganglions peuvent aussi apparaître. Mais la maladie n’est alors pas clairement identifiable. Les défenses immunitaires sont pourtant peu à peu détruites, provoquant anémie, troubles cardiaques et rénaux. Puis, quand le système nerveux est touché, la pathologie se déclare : une confusion mentale associée à des problèmes de coordination et d’importantes perturbations du cycle du sommeil. Sans traitement par voie intraveineuse, elle peut plonger le patient dans le coma et engendrer sa mort.

Trois épidémies majeures ont déjà eu lieu : la première entre 1896 et 1906, la seconde en 1920, et la troisième en 1970.

Yann Cohignac
------>
  Laisser un commentaire

article précédent De Rio à Rio +20 : quels résultats après 20 ans de développement durable ?
Pollution : Le rôle dévastateur des bateaux de croisières pour nos milieux marins !article suivant

focus

 

Vidéos



Rechercher un éco-acteur

 
            

Les articles les plus lus

Les mots-clés de l'actu

Conso

18 / 06 / 2013

Que mangerait-on sans l’existence des abeilles ?

10 / 06 / 2013

Une hydratation en profondeur avec les beurres végétaux

06 / 06 / 2013

La révolution BB cream

Insolite

19 / 06 / 2013

Une bouteille faites de glace – l’idée 100% biodégradable de Coca Cola

12 / 06 / 2013

Un café pour recharger votre portable

10 / 05 / 2013

Les « people » se mobilisent pour l’environnement

Politique

14 / 03 / 2012

L’élection présidentielle pourrait-elle se faire sans Eva Joly ?

22 / 02 / 2012

Présidentielles : Joly « emmerde » Lepage

30 / 01 / 2012

Congrès de FNE : 7 candidats à la présidentielle font leurs propositions écologiques


Développement durable - tout savoir sur l'environnement