Environnement
Réchauffement climatique : des millions d’habitants menacés d’exode

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- © Ahmed Zahid - Fotolia.com
- « l’Indonésie pourrait, à terme, perdre plusieurs centaines de ses 17 000 îles »
Les 2/3 de la planète sont recouverts d’eau et pourtant, nos connaissances à ce sujet ne sont pas légion. Or, pour la première fois, les océans font l’objet d’une conférence mondiale cette semaine à Manado, en Indonésie. L’occasion de réitérer l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique, qui influe sur les espèces sous-marines mais aussi sur les populations insulaires et des littoraux…
C’est un fait : notre planète reste, pour une majeure partie, inexplorée. L’affirmation peut faire sourire, mais c’est exact, nos connaissances en matière de vie sous-marine sont trop peu nombreuses. Les évolutions techniques ne nous permettent d’explorer les fonds sous-marins que depuis une trentaine d’années. A l’échelle de la planète, c’est infime. Comparé à la profusion de données sur la terre (ferme), les parties immergées du globe ne nous ont toujours pas livré leurs secrets. Mais comme l’affirme le scientifique américain, Richard Spinard, « ce n’est pas une raison pour rester les bras croisés, il faut agir ».
Les océans absorbent le CO2
La conférence mondiale sur les océans aura au moins le mérite de mettre les problèmes en lumière. Les politiques de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre doivent enclencher la vitesse supérieure. Même si nous ne connaissons pas parfaitement les océans, ils constituent à la fois une victime et un moteur essentiel dans cette bataille. Une victime ? Les océans absorbent 25 % de nos émissions de GES. Mais face à la profusion de ces émanations toxiques, les mers s’en trouvent fragilisées. 30 % plus acides qu’avant l’ère industrielle, les organismes marins chargés de stocker le CO2 perdent leur carapace et meurent. Cette acidification menace aussi l’équilibre des écosystèmes marins. Dans certaines zones du Pacifique, les sources de nourriture des saumons sont menacées, provoquant une raréfaction des bancs de poissons.
Des millions de réfugiés climatiques
Mais le problème ne s’arrête pas là. Ce fort impact du réchauffement climatique sur les océans affecte aussi les populations. « Des mesures urgentes d’adaptation et de compensation sont nécessaires, non seulement pour les ressources maritimes mais aussi pour les communautés qui vivent sur les rivages », a expliqué Freddy Numeri, ministre indonésien des Affaires maritimes et de la Pêche, en ouverture de la conférence. Les petits Etats insulaires, largement menacés, ont exhorté les pays industrialisés à lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique, responsable de la montée du niveau des eaux. Une hausse qui pourrait entraîner l’exode de millions d’habitants. Très concernés, ces petits Etats regrettent de ne pas participer aux négociations sur le climat.
« L’afflux de réfugiés climatiques aura des conséquences bien plus importantes sur l’économie et la sécurité mondiale que les guerres », estime Rolph Payet, le conseiller du président des Seychelles. Ils réclament donc une réduction de 85 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, un chiffre bien supérieur aux engagements annoncés par les principaux pays industrialisés. Selon la Banque asiatique de développement, l’Indonésie pourrait, à terme, perdre plusieurs centaines de ses 17 000 îles. Vendredi, une déclaration devrait être adoptée pour appeler à la prise en compte des océans dans les négociations de la Conférence de Copenhague en décembre prochain.
A ne pas rater :
- World Ocean Conference : la communauté internationale réunie en Indonésie pour discuter de l’avenir des océans
- MyOcean : lancement du projet de surveillance des océans
- Google Earth nous plonge au cœur des océans du monde entier
Albane Wurtz
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- bcomte, 13 / 05 / 2009 - 14:33
- “La situation risque en effet d'être dramatique pour de nombreux pays. On pense souvent aux populations qui vivent sur des îles mais par exemple j'ai lu qu'un quart des pays-bas est situé sous le niveau de la mer. Histoire de ne pas se faire prendre par surprise par la montée des eaux certains ont décidé de se faire construire ce qu'ils appellent une maison amphibie. Ces constructions reposent sur un système qui leur permet de s‘élever de 5 mètres 50, tout en restant stables en cas de montée des eaux.si vous voulez plus d'infos il y a une vidéo là : http://fr.euronews.net/2009/05/11/face-au-rechauffement-climatique-les-pays-bas-testent-la-maison-amphibie/”
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