Environnement

Publié le :
06/02/2009
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Attention. La pollution de l’air des villes tue

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« « Les études montrent que quand le niveau de pollution augmente de 10 microgrammes par m3 un jour donné, le nombre d’hospitalisation ou de décès le jour suivant augmente de 1 à 4 % selon l’âge et le type de population », explique Laurence Pascal-Bensa, médecin épidémiologiste à l’InVS »

C’est une première. Une étude démarrée il y a douze ans dans neuf grandes villes vient de rendre ses conclusions à l’échelle nationale : la pollution atmosphérique urbaine augmente les risques d’hospitalisation et de mortalité à court terme.

La surveillance du taux de pollution a été rendu obligatoire en France en 1996 par la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie. Elle a permis de reconnaitre l’existence d’effets sanitaires de la pollution atmosphérique. Une première étude, publiée en 2002 a montré l’existence d’une association entre la mortalité et les indicateurs de pollution mesurés en France à la fin des années 90.

Le nombre de décès associé aux indicateurs de pollution

Les résultats de l’étude de l’institut National de Veille Sanitaire publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire hier ont non seulement prouvé mais publié les résultats démontrant « les liens à court terme entre la mortalité et les admissions à l’hôpital et les niveaux de pollution atmosphérique dans neuf villes françaises ».

Démarrées en 1997, les recherches du Programme National de Surveillance Air et Santé ont eu lieu dans 9 grandes villes françaises : Bordeaux, Lille, Lyon, Strasbourg, Le Havre, Rouen, Paris, Marseille et Toulouse.

Le niveau de dioxyde d’azote, de dioxyde de souffre et d’ozone y ont été soigneusement mesurés pour y être comparé aux nombres d’admissions hospitalières et aux registres des mortalités dans chacune de ces villes.

Les résultats sont clairs. Plus le taux de pollution est élevé, plus les risques d’hospitalisation et de mortalité « à court termes » sont importants. « Les études montrent que quand le niveau de pollution augmente de 10 microgrammes par m3 un jour donné, le nombre d’hospitalisation ou de décès le jour suivant augmente de 1 à 4 % selon l’âge et le type de population », explique Laurence Pascal-Bensa, médecin épidémiologiste à l’InVS. « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaires et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés », conclue l’étude.

Les résultats ont également permis d’obtenir des estimateurs utilisables pour la réalisation d’évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine en France.

Amélioration de la qualité de l’air et réduction du nombre de décès

Une autre étude publiée récemment, américaine cette fois, constate le même lien de causalité sur un panel de cinquante et une grandes villes étasuniennes.

Les chercheurs de la Brigham Young University ont constaté que les modifications de concentrations moyennes des particules fines dans l’air ont un impact sur l’espérance de vie de ses habitants. Si la longévité des américains vivant dans les grandes villes s’est accrue de près de 3 ans entre 1980 et 2000, cinq mois de cette progression serait la conséquence directe de la réduction de la pollution atmosphérique sur cette même période.

Ces deux études confirment l’existence de liens significatifs entre les niveaux de pollution atmosphérique couramment observés et les indicateurs de santé.

L’institut national de la santé et de la recherche médical et l’Agence française de sécurité sanitaire et environnementale, ont publié, en octobre dernier un expertise conjointe dans laquelle ils estimaient qu’environ 1300 décès par cancer du poumon par an dans 23 villes européennes pouvaient être évité si l’impact des particules fines étaient minimisés.

Lire aussi:

- Pollution : des milliers d’usines européennes en infraction

- Surveiller la qualité de l’air grâce… au tabac !

- Moins de brouillard, plus de réchauffement climatique?

En savoir plus:

Institut de veille sanitaire
Consulter l’étude de l’INVS
L’étude américaine parue dans the New England
 

pashû dewailly christensen

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