Économie
Appel d’offres : cinq zones dédiées aux éoliennes en mer
Lundi 11 juillet, le ministère de l’Ecologie a enfin donné le feu vert pour l’implantation d’éoliennes offshore en France métropolitaine. Un appel d’offres a été lancé pour la construction et l’exploitation de plusieurs champs sur la façade maritime Nord-Ouest. Les candidats seront officiellement connus courant 2013, et les installations seront progressivement mises en service entre 2015 et 2020.
| Cinq zones ont été définies pour accueillir les futurs parcs éoliens marins | Crédit photo : © zentilia - Fotolia.com |
L’objectif est d’atteindre une puissance installée de 6 GW à l’horizon 2020, soit 1200 éoliennes offshore. Une promesse du Grenelle de la mer (2009) dans le cadre de l’objectif plus global du Grenelle de l’Environnement d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables en 2020. Cet appel d’offres, publié sur le site de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), cible la construction et l’exploitation de champs éoliens d’une puissance totale installée de 3 GW. Soit la consommation de 1,75 % de la population. Pour ce premier acte, une présélection aura lieu d’ici avril 2012 avant le choix définitif des candidats courant 2013. Un deuxième volet d’appel d’offres sera lancé en avril 2012 pour atteindre l’objectif final des 6 GW.
Cinq zones retenues
Des zones maritimes à proximité des communes de Fécamp (Seine-Maritime), de Courseulles-sur-Mer (Calvados) et de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) accueilleront des champs d’une puissance maximale de 500 MW chacun. Les surfaces mobilisées mesurent respectivement 88, 77 et 180 km2. Les villes du Tréport et de Saint-Nazaire se sont vues attribuer quant à elles une puissance maximale de 750 MW chacune, pour des aires respectives de 110 et 78 km2.
Les projets seront sélectionnés selon trois critères :
- La qualité du projet industriel et social (40 % de la note finale)
- Le prix d’achat de l’électricité proposé (40 %)
- Le respect de la mer et de ses usages (20 %)
3,5 % de la consommation d’électricité française
D’ici 2020, l’énergie éolienne en mer pourrait ainsi produire 3,5 % de la consommation d’électricité pour alimenter plus de 4,5 millions de foyers. La grande force de ces champs marins, par rapport à leurs homologues terrestres, est leur exposition favorable aux vents et les moindres conflits d’usage qu’ils génèrent. Des prototypes d’éoliennes flottantes sont également en développement pour exploiter des eaux plus profondes, comme la Méditerranée. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, souhaite, à termes, positionner la France comme un « leader dans l’industrie des énergies éoliennes en mer et marines renouvelables ». Un secteur qui pourrait générer « plus de 10 000 emplois directs […] à l’horizon 2020 », a souligné celle-ci.
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