Économie

Publié le :
17/04/2009
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Le Sucre, une nouvelle monnaie pour combattre la crise écologique et financière

Le Sucre, une nouvelle monnaie pour combattre la crise écologique et financière
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« Pour les pays membres de l’ALBA, la crise écologique est bien plus importante que la crise économique »

Le président vénézuélien, Hugo Chavez a annoncé la mise en place, le 1er janvier prochain de la nouvelle monnaie commune pour la Bolivie, l’Honduras, le Nicaragua, la République Dominicaine ou encore Cuba. Une alternative à la crise économique, à l’emprise du dollar, du FMI et de l’OMC, dans l’objectif de soutenir un développement durable. Dans ce nouveau système les dirigeants de l’Alba (l’Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) souhaite apporter une plus grande attention à la pauvreté et à la protection de l’environnement.
 

C’est à partir d’aujourd’hui que les huit pays d’Amérique latine s’accorderont sur une position commune à la Chambre des Amériques, à la Trinité et à Tobago.

Sortir du dollar avec le Sucre

Parce que les pays développés ne répondent pas à l’ensemble des Nations en tentant de régler la crise financière, l’Union des peuples de Notre Amérique a pris la décision de créer sa propre monnaie. Le « Sucre » sera une monnaie virtuelle pour l’échange commercial qui sera implantée, au moins au sein des pays de l’ALBA et au mieux dans les autres nations intéressées à ce nouvel instrument., tel que l'Equateur. Sa création fut initié le 26 novembre dernier à Caracas, dans le cadre d’une réunion présidentielle de l’ALBA afin d’évaluer l’impact de la crise sur ses membres. « En Septembre prochain, nous devrons être prêt pour initier des projets pilotes d’échange avec cette nouvelle monnaie virtuelle, qui ensuite sera compensée avec des équivalences », a expliqué Hugo Chavez, président Vénézuélien.

La création de cette monnaie est une réponse des pays du Sud à la crise engendrée « par les pays du Nord ». Face à la crise économique, écologique et alimentaire qui s’annonce, le « sucre » permettra aux pays membres d’être plus indépendants. « Nous n’allons pas attendre les bras croisés que le FMI (Fond Monétaire International) et la Banque Mondiale viennent régler nos problèmes et encore moins ceux liés à la crise financière, alimentaire et écologique » a ajouté Chavez. Les pays membres de l’ALBA et l’Equateur comme observateur, souhaitent ainsi sortir du monopole du dollar dans les relations économiques internationales.

La crise écologique et sociale au cœur des préoccupations…

ET AUSSI...

Pour les pays membres de l’ALBA, la crise écologique est bien plus importante que la crise économique. « Au capitalisme, il ne lui importe peu de sauver la nature et l’humanité », lance le président vénézuélien à la foule. Le président illustre ces propos par des exemples concrets, « l’argent assigné par les Etats-Unis et l’Europe pour sauver les banques est 300 fois supérieur à la somme des devises dédiées à combattre le réchauffement climatique ». Au tour ensuite d’Evo Morales, président de Bolivie d’ajouter : « dans une société capitaliste, on ne parle pas d’être humain mais de consommateurs, on ne parle par de la nature mère nourrissiaire mais de ressources premières ». Pour l’ALBA, cette crise ne ressemble en aucun cas aux précédentes. A la crise financière, s’ajoute la crise énergétique, écologique et sociale. Cette crise remet en question par ce biais la capacité des humains à pérenniser l’espèce. Dans le cadre du plan de relance proposé par les Etats-Unis et l’Europe, l’ALBA veut ouvrir une autre voie vers un développement durable. Les valeurs de l’ALBA sont axées plus directement sur la solidarité, la coopération, le partage des bénéfices et une sensibilité envers l’accumulation de la dette sociale.

Des ambitions dignes des pays d’Amérique Latine, à l’image de Chavez ou de Morales. Pour des résultats positifs, la monnaie devra fonctionner dans un contexte de libre échange avec des indices d’inflation minimale dans les pays membres. Pour Darwin Alvarado, directeur de l’école d’économie de l’Université de Carabobo, la mesure que Chavez est en passe d’appliquer n’est pas si facile à implémenter dans des pays qui dépendent encore dans une large proportion au marché du dollar. L’initiative reste toutefois un pas non négligeable vers une phase d’indépendance de l’Amérique latine face aux Etats-Unis et à l’Europe, où les valeurs écologiques et humaines seraient mises en avant.

 

pashû dewailly christensen

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