Politique

Publié le :
02/03/2009
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"Grenelle de la mer": la mer aussi a droit à son grenelle

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« Définir une feuille de route en faveur de la mer, du littoral et de la promotion des activités maritimes dans une perspective de développement durable »

Loin de partir de zéro, le Grenelle de l’environnement a déposé déjà, les premières pierres de ce que sera dans quelques mois, le Grenelle de la mer. Lancé vendredi 27 février, par le ministère de l’Ecologie, le « Grenelle de la mer », réunira autour d’une même table tous les acteurs du secteur vers un premier objectif, pour le moins ambitieux, celui de : « définir une feuille de route en faveur de la mer, du littoral et de la promotion des activités maritimes dans une perspective de développement durable ».

Le compte à rebour a commencé. Les groupes de travail ont trois mois pour plancher sur le sujet. Des engagements définitifs devraient être obtenus avant la fin de l'année 2009.

Fonctionnement

Sur le modèle du Grenelle de l’environnement, les savoirs et les propositions des différents acteurs seront mis en réseau, dans le cadre d’un travail et d’une concertation collective. Quatre grands thèmes seront l’objet de ces 3 mois de travail : le développement « harmonieux » du littoral, le développement d’activités maritimes « compétitives et soutenables sur le plan environnemental », la valorisation des métiers de la mer, et l’instauration d’une nouvelle gouvernance aux niveaux national et international.

« Donner de la cohérence à l’ensemble », tel est l’objectif de Jean-Louis Borloo qui souhaite tout passer au crible, de la lutte contre la pollution, la gestion de la pêche, l’organisation du transport maritime, la protection de la faune et de la flore à la recherche sur le potentiel énergétique. « En termes d’énergie, on est au tout début de la connaissance de la puissance de la mer » a-t-il précisé.

La France, deuxième domaine maritime mondial

Avec environ 10 millions de km2 de superficie, dont 4,8 millions de km2 pour la Polynésie française et environ 18 450 kms de longueur de trait de côte, dont 5 853 pour la métropole (source : Service Hydrographique et Océanographique de la Marine), le domaine maritime français est un des plus important mais aussi, le plus varié du monde. La souveraineté de la République française s’exerce  en effet sur des espaces maritimes aussi  variés que la mer Méditerranée, l’océan Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, ou encore, l’océan Austral.

Forte de cette présence, la France souhaite par le biais du Grenelle de la mer, se donner les moyens de proposer les mesures nécessaires pour une gestion durable des fonds marins. « La France est le deuxième domaine maritime mondial, elle a une responsabilité particulière », a d’ailleurs souligné la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno.

Inquiétude pour la pêche

La démarche a été largement saluée par les écologistes avec une certaine inquiétude sur la question de la pêche. Traversant une crise profonde, le secteur de la pêche se trouve confronté au phénomène de surpêche. Selon les dernières estimations de l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 50 % des stocks sont exploités au maximum et 25 % seraient surexploités menaçant le renouvellement des stocks de poissons et par la même le secteur économique.

Charles Braine, chargé de programme pêche durable au WWF-France, émet des doutes sur l’efficacité d’une table ronde « où on mélange les dockers, les pêcheurs et les ONG. La pêche est un enjeu crucial. Ce dossier est très compliqué, très sensible. Cela va être délicat de trouver très rapidement, dans un climat serein, des positions consensuelles ».

Les premières actions concrètes dans le cadre du Grenelle de la mer :
- Observation des milieux marins : La Boudeuse repart en mission
- Création de deux autoroutes de la mer

pashû dewailly christensen

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Jean-Charles DUBOC, 03 / 03 / 2009 - 11:52
“Excellente initiative de Jean-Louis Borloo ; d’ailleurs le gouvernement vient de lancer une étude pour évaluer les propositions d’Euroclippers qui recommande la construction de grands voiliers-écoles qui permettraient aux étudiants européens de naviguer, en équipage, le long des côtes européennes et en tour du monde :

http://euroclippers.typepad.fr/

Cet « Erasmus maritime » est aussi étudié par la Commission européenne et sa réalisation permettrait, de plus, le soutien à la construction navale européenne, le développement des échanges interrégionaux européens ainsi que celui du tourisme et de l’activité portuaire.

Jean-Charles Duboc”

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