Économie

Publié le :
25/11/2008
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Royaume-Uni : le « Greenwashing » informatique démasqué ?

Royaume-Uni : le « Greenwashing » informatique démasqué ?
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« Il faut absolument que les entreprises mesurent la capacité électrique nécessaire à l’alimentation et au refroidissement de leurs systèmes informatiques »

Une étude menée par Extreme Networks et Data Integration révèle que les entreprises britanniques sont majoritairement incohérentes en matière de politique informatique écologique. Si 64 % déclarent investir dans des équipements « verts », seulement 20 % d’entres elles évaluent leur consommation électrique. Une négligence regrettable lorsque l’on se déclare « green computing ».

Les deux fournisseurs de solutions réseaux, Extreme Networks et son partenaire Data Integration, viennent de dévoiler les résultats de leur première enquête annuelle sur l’informatique écologique au Royaume-Uni. Et le jugement est sévère : la prise en compte des contraintes environnementales par les organisations publics et privées s’apparente à une « mascarade écologique ». Pourquoi ? 78 % des dirigeants interrogés déclarent recycler leurs matériels et 64 % affirment investir plus volontiers dans des technologies informatiques « vertes », alors que seulement 20 % des sondés évaluent la consommation électrique des équipements utilisés.
Une telle mesure est pourtant essentielle : comment estimer qu’un système électronique « green » est viable si l’on ne se penche pas sur sa facture énergétique ? Ce paradoxe révélé doit-il être mis sur le compte de l’ignorance, de la négligence, ou du « Greenwashing » (voir encadré ci-dessous) ?

Une prise de conscience ambigüe

La réponse est sûrement multiple. Les entreprises pensent en effet que le « Green computing » (voir encadré ci-dessous) est une solution miracle aux problèmes environnementaux. La preuve : une très forte croissance de ce marché depuis une dizaine d’années. Certaines sociétés, pleines de bonne volonté, font aveuglement confiance. D’autres y voient en revanche un formidable outil marketing, sans se préoccuper du véritable intérêt de la méthode pour l’écologie. Pour Francis Hausler, directeur partenaires Europe du Sud Extreme Networks, « Il faut pourtant absolument qu’elles mesurent la capacité électrique nécessaire à l’alimentation et au refroidissement de leurs systèmes informatiques. Une sur cinq le fait réellement, ce qui signifie que les 4/5ème passent au vert sans se soucier de l’efficacité réelle de leur migration vers l’informatique écologique ».
Si l’on en croit l’étude, 49 % des entreprises britanniques citent cependant la réduction des coûts d’exploitation comme principal argument pour l’achat de « green computing ». Et 51 % ignorent si l’informatique écologique doit être placée dans les objectifs de développement durable. Ce qui laisse penser qu’elles n’ont pas conscience des avantages et du retour sur investissement des équipements.
En conclusion, citons les quelques recommandations émises par Extreme Networks pour réduire sa facture énergétique : achat de commutateurs Ethernet, nouvelles architectures réseaux moins gourmandes ou encore optimisation de l’alimentation électrique des ports et périphériques externes. A bon entendeur, salut…


Le « Greenwashing », c’est quoi ?

C’est un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique et responsable, alors que davantage d'argent a été investi en publicité que dans les actions en faveur de l'environnement. Le terme vient de l'anglais par contraction des mots « green », vert, et « whitewash », littéralement blanchir à la chaux.

Et le « green computing » ?

Egalement appelé « Green IT », c’est ce que l'on pourrait traduire par informatique écologique. C’est un concept marketing mais aussi une tendance technologique réelle qui consiste à tenir compte des contraintes et des coûts en énergie des matériels informatiques.
 

Yann Cohignac

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fbordage, 07 / 03 / 2011 - 8:29
“Lorsque vous analysez le cycle de vie, vous vous rendez compte que la consommation électrique lors de l'utilisation du matériel n'est pas le principal problème. La fabrication d'un ordinateur en Chine émet 24 fois plus de CO2 qu'un an d'utilisation en France.

http://www.greenit.fr/article/materiel/24-fois-plus-de-co2-lors-de-la-fabrication-dun-ordinateur-que-lors-de-son-utilisati”

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