Conso
Quand les chaudières carburent au bois !
Les Anciens avaient raison ! Le bois est certainement le meilleur combustible pour chauffer la maison. Ses atouts écologiques et économiques, alliés à son aspect chaleureux et traditionnel, sont sans pareil. Mais faire le choix d’une chaudière à bois exige au préalable de s’être bien renseigné. De multiples appareils existent en effet et ils répondent chacun à des besoins spécifiques : chaudière à bûches, granulés ou plaquettes ? Recharge automatique ou manuelle ? Suivez le guide…
| Les granulés de bois ont de très bons rendements : leur faible taux d’humidité en améliore la combustion et leur confère un haut pouvoir calorifique | Crédit photo : © Floris70 - Fotolia.com |
Détrompez-vous ! Les chaudières au bois conçues aujourd’hui ont des capacités équivalentes aux modèles classiques qui représentent la quasi-totalité du marché. Leur rendement (jusqu’à 90 %) et leur autonomie ont été considérablement améliorés depuis des années. Leur avantage ? Rendre le logement indépendant du réseau de gaz en se reposant sur une ressource locale dont les cours ne fluctuent pas en fonction d’un marché imprévisible. Un investissement de départ donc, mais des économies à long terme. Et en prime : un bilan carbone neutre !
Techniquement, ça marche comment ?
A l’instar des chaudières au fioul ou au gaz, celles au bois chauffent un volume d'eau qui ira ensuite véhiculer la chaleur ainsi récupérée à travers la maison, via des radiateurs, ou encore par des planchers chauffants. Elles apportent ainsi tout le confort d’un chauffage central classique et assurent également les eaux chaudes sanitaires. Une solution mixte, en complément d’une chaudière à énergie fossile ou d’un chauffe-eau solaire, peut être aussi envisagée.
Il existe des appareils automatiques, semi-automatiques ou manuels, principalement ceux à bûches. Leur autonomie varie de quelques jours à plusieurs mois. Les opérations de maintenance se résument à vider le cendrier (1 à 2 fois par mois) ou charger le réservoir… Le régulateur s’occupe du reste.
L’installation d’une chaudière à bois demande la création ou le raccordement à un conduit de cheminée adéquat. Il est également fortement conseillé d’installer conjointement un ballon afin d'optimiser les performances et la régulation de la chaleur.
A chacun son modèle !
La chaudière à bûches à chargement manuel permet d’atteindre des rendements corrects (70 %) et jusqu’à 24 h d’autonomie si elle est couplée à un ballon d’hydro-accumulation. Cependant, elle implique de disposer d’une ressource de bois bûche à proximité et de bonnes capacités de stockage.
Les principaux combustibles des chaudières automatiques sont les plaquettes ou les granulés. Ces appareils, plus évolués mais aussi plus chers, allient rendement (75 à 90 %) et souplesse d'utilisation. Ici, il n’est plus question d'alimenter soi-même la chaudière, tout est entièrement automatisé. Le combustible, extrait du réservoir par un système de vis sans fin, est amené mécaniquement jusqu’au foyer. L’autonomie de ces appareils varie de quelques jours à plusieurs mois suivant la capacité du réservoir de stockage du bois.
Un combustible économique et écologique
Le bois-énergie est une ressource naturelle non transformée. C’est un produit local qui permet de valoriser les forêts - à condition qu’elles soient bien gérées, comme la forêt landaise - ou l’utilisation du bois privatif.
D’autre part, l’utilisation du bois comme combustible n’augmente pas notre dette carbone, ce qui n’est pas rien quand on sait qu’un ménage français émet actuellement près de 2,5 tonnes de dioxyde de carbone par an pour le chauffage de son logement (Ademe). La combustion d’énergies fossiles rejette dans l’atmosphère le CO2 accumulé au terme de longs processus géologiques, tandis que le combustible bois ne fait que réémettre une quantité identique à celle captée durant la croissance du végétal.
Faire le choix du bois, c’est également faire celui des économies. Si les chaudières à bois sont deux à trois fois plus chères que les chaudières à gaz (3 000 à 20 000 euros), ce surcoût est compensé en partie par le crédit d'impôt (36 % en cas d’un remplacement, 22 % pour une nouvelle acquisition) - qui concernent tous les appareils certifiés Flamme Verte (label Ademe). Et le retour complet sur investissement se fait sur 5 à 10 ans grâce aux économies réalisées sur le prix du combustible.
Site du label Flamme Verte : www.flammeverte.org
![]() | Laisser un commentaire |
|
|
- chaudiere, 02 / 05 / 2011 - 13:13
- “Des études plus récentes ont été réalisées et sont en cours de réalisation en France par le CSTB, l'ADEME et les université se Savoie, incluant notamment la performance accrue des nouveaux équipements de chauffage individuels. Un dossier récapitulatif des premiers éléments recensés, très instructif, est disponible depuis fin 2007 sur le site de l'ATMO Rhône-Alpes.
Source : http://www.chaudiere-granules.fr”
- Sam-des-bois, 23 / 04 / 2011 - 18:53
- “Le label PEFC a du plomb dans l'aile et cela depuis quelque temps déjà .
Voir par exemple l'abus relevé au Congo :
http://www.rue89.com/planete89/2010/11/30/exploitation-forestiere-au-congo-trop-curieux-jai-fini-en-prison-177828
Développer la filière bois n'est préférable au gaz de schistes si on ne fait pas n'importe quoi non plus. Vous parlez d'un "public ciblé donc restreint" sauf que par exemple en Lorraine où j'habite nous avons : Nancy qui s'équipe de trois chaudières collectives au bois à grosses capacités, Metz a sur les rails un projet de chaudière pour 20 000 logements, Toul, Saint-dié ont étalements des projets.
Et je ne suis pas exhaustif, d'autres projets à plus petites échelles existent comme une piscine chauffé au bois ici ou des bâtiments municipaux là.
A coté de cela nous avons le bois de feu traditionnel qui repart à la hausse avec les droits d'affouages en hausse également. Les scieries aussi augmentent leurs capacités avec par exemple un projet de méga-scierie avortée dans les Vosges à cause de la crise qui devait engloutir 400 000 mcube de bois par an.
Le plus drôle vient après, où aller chercher le bois?
Pour Nancy, dans le massif de Haye en partie (qui fait 15 000ha environ).
Pour le reste, dans les Vosges ou encore dans le pays de Bitche.
Sauf que le pays de Bitche a lui aussi besoin de bois pour son affouage et possède des débouchés pour le reste.
Les Vosges de leur coté possèdent des petites scieries qui seront les premières à souffrirent et disparaître en cas de tension sur le marché du bois.
Car je rappelle que selon le code forestier, les branches ayant un diamètre de 3cm ou moins doivent rester en forêt donc on s'attaquera bien à des parts de marché où sont situé en partie les scieries. Doit-on sacrifier un tissu social et économique?
Si rien n'est fait pour réguler le marché et la demande, on risque: -soit une surexploitation de la forêt avec une exportation de bois hors de la forêt supérieur à l'accroissement annuel total.Pour remédier à ce problème vouloir aller taper dans les forêts publics telles que les forêts RTM est illusoire car le coût est prohibitif. Du côté des forêts privées, convaincre les petits propriétaires d'agir est encore plus illusoire, les CRPF s'y emploient à plein temps mais ne sont pas encore au bout de leur peine.
-soit un allongement des bassins d'approvisionnement et donc un effet inverse à celui souhaité. Le bois est une matière lourde et volumineuse , elle nécessite de gros moyen pour la transporter. Un exemple historique : autrefois , les verriers préféraient déplacer leurs fours et leurs ateliers plutôt que de s'éloigner trop des massifs forestiers. Un autre exemple, en belgique, certains usines de biomasses vont chercher leurs plaquettes au canada (dixit une conférencière maître de conférence à Bruges invité du FIG ).
Dans les deux cas, cela se traduira par une augmentation du prix d'achat du bois et au final de la facture pour les consommateurs. Ces évolutions de prix ne sont pas pris en compte dans les calculs actuels et pourraient demain être dramatique notamment pour les logements sociaux.
Enfin, avant de vouloir chauffer, peut être serait-il plus utile de se demander si nous sommes en capacité de dépenser le moins possible. Quant est il des moyens mis en œuvre pour réduire les consommation énergétique ? Les maisons passives existent, pourquoi ne pas vouloir tendre vers cet idéal?”
focus | Vidéos![]() |
Ils en parlent sur le forum !
Rechercher un éco-acteur
Interviews
Veit Stratmann
« Une Colline » : un projet artistique pour transmettre aux générations futures les informations sur l’existence des sites de stockage des déchets radioactifs
...
Benoit Paget
« Le collecteur de déchets boissons Canibal incite les consommateurs au geste du tri par le jeu »
...
Christophe Roturier
« Si les agriculteurs arrivent à vivre dignement de leur travail, ils deviendront les premiers protecteurs de l’environnement »
...
Marine de Bazelaire
« Nous affirmons que si nos clients n’investissent pas dans les secteurs de l’économie décarbonée, ils se privent d’un potentiel de performance important »
...
Les mots-clés de l'actu
sujets des internautes
Engagement breton versus compromissions parisiennes, un jour dans l’histoire du solaire français
27 / 07 / 2011
Warning: file_exists() [function.file-exists]: open_basedir restriction in effect. File(/home/www/vhosts/developpementdurable.com/gfx/userArticles/smallThumbs/293.gif) is not within the allowed path(s): (/var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs:/tmp) in /var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs/includes/front/block.fourUserArticles.inc.php on line 114
Mercredi 20 juillet se sont télescopées deux actualités solaires en France. D’un côté, ...
- Catégorie :
- Insolite
- Auteur :
- Héloïm Sinclair
La transition énergétique, un axe fort du projet socialiste 2012
20 / 07 / 2011
Warning: file_exists() [function.file-exists]: open_basedir restriction in effect. File(/home/www/vhosts/developpementdurable.com/gfx/userArticles/smallThumbs/292.gif) is not within the allowed path(s): (/var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs:/tmp) in /var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs/includes/front/block.fourUserArticles.inc.php on line 114
L’on ne peut que déplorer que les élections soient devenues un casting pour bêtes politiques, un bal ...
- Catégorie :
- Politique
- Auteur :
- Héloïm Sinclair
Le gouvernement lance une étude sur la sortie du nucléaire, pour mieux y rester
13 / 07 / 2011
Warning: file_exists() [function.file-exists]: open_basedir restriction in effect. File(/home/www/vhosts/developpementdurable.com/gfx/userArticles/smallThumbs/291.gif) is not within the allowed path(s): (/var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs:/tmp) in /var/www/vhosts/developpementdurable.com/httpdocs/includes/front/block.fourUserArticles.inc.php on line 114
Le 8 Juillet, le ministre de l’Energie et de l’Industrie français, Eric Besson, était l’invité ...
- Catégorie :
- Politique
- Auteur :
- Héloïm Sinclair
















