Conso
Tout savoir sur les pompes à chaleur
La terre, l’eau et l’air sont capables d’emmagasiner l’énergie émise par le soleil. Or cette énergie renouvelable, propre et gratuite, nous pouvons l’exploiter pour chauffer nos maisons grâce à la pompe à chaleur (PAC) : c’est ce que l’on appelle la géothermie, ou l’aérothermie. Une solution qui permet de faire entre 50 et 75 % d’économie sur sa facture de chauffage, tout en préservant la planète…
| Pour cet hiver, pensez à la solution de chauffage économique et écologique... | Crédit photo : © laurine45 - Fotolia.com |
Pas de combustion, donc pas de rejets de gaz à effet de serre : c’est la particularité de la pompe à chaleur. Un bel avantage sur la chaudière au gaz ou au fioul. Sa façon de procéder ? Elle capte les calories contenues dans le sol, les nappes phréatiques, et l’air ambiant, et les restituent à l’intérieur de l’habitat. Comment ? Elle est constituée d’un circuit fermé et étanche dans lequel circule un fluide caloporteur (eau mélangée à de l’antigel ou fluide frigorigène).
Plus concrètement, il y a quatre étapes : d’abord, le fluide récupère la chaleur extérieure et passe alors à l’état gazeux (cela se produit dans l’évaporateur). Puis il traverse un compresseur électrique. Là, sa température augmente sensiblement. L’eau du circuit de chauffage ou l’air du logement peuvent ainsi être alimentés. Le fluide repasse ensuite à l’état liquide (condenseur). Enfin, un détendeur se charge de réduire la pression pour renouveler le processus.
Deux types de PAC
Lorsqu’une pompe puise les calories dans le sol ou les nappes aquifères, il s’agit d’une PAC géothermique (modèles dits « sol/sol », « sol/eau » ou « eau/eau ») : c’est alors un réseau de tubes enfoui dans le sol du jardin qui valorise cette chaleur naturelle. L’installation peut être horizontale : il faudra pour cela être propriétaire d’un espace extérieur environ deux fois supérieur à la surface de la maison. Mais le système est peu coûteux et assure un approvisionnement toute l’année (les capteurs sont enterrés suffisamment en profondeur, là où la température du sol est constante, afin de fournir de l’énergie même en hiver).
Autrement, il existe le réseau vertical : plus cher mais aussi moins contraignant car il n’est pas nécessaire de disposer d’un grand jardin (idéal pour un immeuble par exemple). Et la PAC dite « sur eau de nappe » : il faut alors forer jusqu’aux nappes pour s’emparer de leur chaleur. Une déclaration auprès de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) est en revanche obligatoire.
Lorsqu’une pompe utilise les calories présentes dans l’air ambiant (intérieur ou extérieur au logement), on parle de PAC aérothermique. Ses ajouts : une consommation d’électricité réduite, une installation facile, et aucune autorisation administrative particulière requise. Ses points faibles : beaucoup de bruit, et une performance limitée en hiver. Heureusement, ses modèles sont toujours équipés d’un système de chauffage d’appoint qui prend le relais en cas de baisse trop importante de la température.
Applications
Comme leur nom l’indique, les pompes à chaleur servent surtout à chauffer une maison (plancher chauffant). Elles peuvent ainsi remplacer complètement une chaudière au gaz ou au fioul, ou simplement lui prêter main forte. Mais elles peuvent également fournir de l’eau chaude sanitaire. Et ce n’est pas tout : en été, les modèles réversibles sont capables d’extraire les calories du logement et de les rejeter à l’extérieur, ce qui permet de disposer d’un système de climatisation efficace et non polluant.
Comment choisir les PAC ?
Vous êtes intéressé par l’acquisition d’une PAC ? Bonne initiative : vous allez diminuer votre facture énergétique (une pompe est rentabilisée en seulement trois à cinq ans) et réduire sensiblement votre empreinte carbone. Mais il ne faut pas se tromper dans le choix du modèle, bien l’adapter à vos besoin et votre situation. Il s’agit tout de même d’un investissement important : entre 5 000 et 15 000 euros. N’hésitez pas à demander conseil gratuitement auprès des espaces Info Energie de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
Il sera ensuite indispensable de bien vérifier le COP, le coefficient de performance, c’est-à-dire le rapport entre quantité de chaleur produite et énergie électrique. Celui-ci doit impérativement être supérieur à 3,3, sinon votre installation consommera plus qu’elle ne produira. Autre critère de sélection : les labels. Privilégiez toujours les modèles siglés Eurovent, NF PAC, ou Promotelec. Ces marquages sont des garanties de qualité et d’efficacité.
Aides financières
Pour inciter les particuliers à se munir de PAC, les pouvoirs publics ont mis en place des incitations financières. La plus importante : le crédit d’impôt (seulement pour la résidence principale). Une disposition fiscale qui permet de déduire de vos impôts 25 % des dépenses réalisées pour l’installation d’une pompe. Si vous n’êtes pas imposable, ou si le montant de la réduction est supérieur, l’Etat vous fait un chèque.
Vous pouvez aussi obtenir un soutien de la part de votre Région ou de votre commune, voire de l’Anah (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat). Sachez enfin qu’une entreprise qui posera chez vous une PAC avant le 31 décembre 2010 appliquera une TVA réduite à 5,5 %.
Entretien
La géothermie et l’aérothermie sont des technologies sophistiquées. Le matériel doit donc être régulièrement et correctement entretenu (au mois une fois par an pour environ 150 euros). Optez pour des professionnels sérieux, qui offrent un service après-vente de qualité (contrat de maintenance). Pour les trouver, l’Afpac (Association française pour les pompes à chaleur) a élaboré une liste d’installateurs expérimentés certifiés « QualiPAC ».
Pour consulter la liste de l’Afpac : afpac.org
Pour contacter un espace Info Energie de l’Ademe : infoenergie.org
Site d’Eurovent : eurovent-certification.com
Site de Promotelec : promotelec.com
![]() | Laisser un commentaire |
|
|
- Slide59, 04 / 01 / 2011 - 23:32
- “De grosses précisions concernant le crédit d'impôt il ne porte que sur le matériel hors pose et surtout il est plafonné en fonction de la composition du foyer fiscal de tels sorte qu'il représente rarement plus de 15 % de coût de l'installation.
Les pompes à chaleur AIR-AIR sont exclues.
Enfin à vérifier mais le coup de rabot de 10% des crédits d'impôts au 01/01/2011 devrait également concerner les pompes a chaleurs... le taux ne serait donc plus que de 22,5 %”
focus | Vidéos![]() |
Ils en parlent sur le forum !
Rechercher un éco-acteur
Interviews
Arnaud Rolland
« Notre objectif : réduire le bilan carbone d’un tiers de tous les produits que nous mettons sur le marché d'ici 2020 »
...
Bettina Laville
« Je suis intimement persuadée que les problèmes environnementaux grandissants seront un jour traités par le Conseil de sécurité de l’ONU »
...
Veit Stratmann
« Une Colline » : un projet artistique pour transmettre aux générations futures les informations sur l’existence des sites de stockage des déchets radioactifs
...
Benoit Paget
« Le collecteur de déchets boissons Canibal incite les consommateurs au geste du tri par le jeu »
...















