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Les principes du commerce équitable mis en musique

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- « Ici, les passionnés de musique deviennent consomm’acteurs »
L’industrie de la musique a beaucoup changé ces dernières années, en particulier avec le développement d’internet. Le téléchargement a pris le dessus sur la vente de disques en magasins. Mais les mentalités aussi ont changé. Aujourd’hui on veut avoir le choix. Difficile sur un marché dirigé par quelques multinationales. Après le thé, le café et les vêtements, le commerce équitable tente de se faire une place dans la musique.
Universal, Sony BMG, Warner, EMI. Ces noms vous sont familiers, et pour cause, ils sont inscrits au dos de tous vos CD. Les majors se partagent 80% des parts du marché du disque en France. Un quasi-monopole qui met en danger la diversité musicale et ne permet pas de laisser sa chance à tous. Mais cette industrie est souvent montrée du doigt pour ses pratiques pas toujours très éthiques. Les artistes ne sont pas toujours rémunérés à leur juste valeur et sont souvent considérés comme des objets marketing. Des pratiques qui tendent à disparaître avec l’apparition de nouveaux modes de production et de diffusion. Les gros labels ont-ils du souci à se faire ?
Label éthique et participatif
Comment imaginer survivre en faisant de la « musique équitable », lorsque la concurrence pèse des millions d’euros ? Les nouveaux acteurs du marché musical sont bien la preuve que l’argent et la publicité à outrance ne sont pas les seuls facteurs de réussite. Un artiste qui signe avec un gros label empoche en moyenne 90 centimes pour un disque vendu à 17 euros. Chez Reshape Music, on a misé sur une rémunération équitable.
Se décrivant comme le « premier label éthique et participatif », son site internet compte plus d’une trentaine d’artistes indépendants. Le label fonctionne selon certains principes. Par exemple : le site fixe une échelle de prix permettant à l'internaute de décider du prix d'achat. Un prix est cependant conseillé, représentant selon le label un juste équilibre entre l'artiste et le public. Et 50% du prix d’achat revient directement à l’interprète. Le label met à la disposition des chanteurs des outils technologiques innovants et autres médias numériques : diffusion vidéo et audio en podcasting, un blog dédié par artiste et la possibilité pour les internautes de suivre leurs actualités via des flux RSS.
De nombreuses initiatives éthiques sur la toile
Le label a également lancé un site internet, fairtrade-music.com, qui se veut un réseau social de la musique équitable. « Ici, les passionnés de musique deviennent consomm’acteurs ». Le but est de réunir les artistes indépendants et les amateurs de musique autour des valeurs de respect, de transparence et d’équité. Et sur cette plate-forme, les interprètes touchent 100% des bénéfices des ventes de leur musique. Le site se finance grâce à la publicité responsable. « Seuls les messages éthiques et pour des projets de développement durable sont diffusés ».
Internet a vu fleurir de nombreuses autres initiatives partageant et reprenant les principes du commerce équitable. Le site Airtist propose de télécharger de la musique légalement et en respectant certains principes. « L'artiste (interprète, producteur, compositeur, etc.) est rémunéré pour chacun de ses morceaux reçu par un internaute ». Un chanteur peut également vendre ses disques en ligne et à chaque téléchargement 0.01 euro est reversé à une association caritative.
Pour une filière musicale équitable et solidaire !
Créée en 2003, l'association FairPlayList a développé un réseau de distribution de proximité avec notamment des magasins de commerce équitable, biologiques, mais aussi de mode. Son but est de garantir aux artistes un juste revenu de leur travail, en s’inspirant des critères du commerce équitable. Mais ce n’est pas tout. L’écologie tient aussi une place prédominante dans sa démarche. En mai 2008, lors du festival Ménilmontant, capitale de la musique équitable et écologique, l’association a sorti une compilation de disques composés de matériaux recyclables. Mais sa principale contribution au monde de la musique éthique réside sans doute dans l’élaboration d'une Charte de la Musique éthique «pour une filière musicale équitable et solidaire» co-écrite avec l'association Dyade A&D et Utica, une structure indépendante de production de disques et d’édition musicale. En la signant, tout distributeur s'engage à payer la moitié des disques par avance. « Par l'intermédiaire de ce réseau de solidarité, un artiste, avec 3000 disques vendus, serait en mesure de gagner plus que s'il vendait 10 000 disques à la FNAC », selon les dirigeants de FairPlayList.
Découvrez la Charte de la Musique Ethique
Lire aussi :
- Commerce équitable : un marché en plein essor
Hélène Toutchkov
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- sandrine, 12 / 06 / 2009 - 18:04
- “Les gouts et les couleurs se discutent, en revanche il est vrai qu'il y a beaoucoup d'artistes de qualité qui méritent de la visibilité.Y a de nouveaux sites qui émergent proposant des systèmes de rémunération équitable et permettant à des artistes de qualité d'avoir une visibilité comme Rollingbox.com. Dans tous les cas, Tous ces sites sont à suivre...”
- Xav, 05 / 02 / 2009 - 14:04
- “Heureusement que ce genre de labels existent. Avec les majors on nous fait avaler de la musique qui n'a aucun goût. mais du moment que ça leur rapporte ils se fichent de la qualité. et ceux qui ont un vrai talent on ne leur donne pas leur chance parce qu'ils ne sont pas suffisamment dans le moule créé par la société.”
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